Jesse Eisenberg : "Quand je me regarde, j'aime 10% de ce que je vois"

Jesse Eisenberg : « Quand je me regarde, j’aime 10% de ce que je vois »

réécrit ce texte différemment en utilisant le seo avec balises h2,h3 sur ce sujet :

Dans Anatomie d’un divorce, l’acteur du Social Network traîne son spleen de nouveau divorcé dans tout New York, au fil de cette série Disney + qui déconstruit le modèle « Woody Allénien ». Rencontre.

PREMIÈRE : Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer Toby Fleishmann ?
JESSE EISENBERG : Toby a tellement de choses à gérer… C’est parfait pour un acteur qui veut du drama : son divorce, ses enfants, ses nouvelles conquêtes… Tous ces aspects dramatiques étaient passionnants à incarner. Mais ce qui fait que la série est unique, c’est ce basculement vers le point de vue féminin, celui de son ex-femme. Elle analyse en fait la manière dont on perçoit une histoire suivant le point de vue l’homme, en opposition à la manière dont on perçoit la même histoire depuis le point de vue de la femme. C’est fait d’une manière très intelligente.

Jesse Eisenberg a donné des conseils à gamin de Stranger Things pour gérer ses crises d’angoisse

Toby est un personnage très vulnérable qui doute de tout. Vous êtes aussi un anxieux dans la vie ?
Il faut savoir que je ne me regarde presque jamais dans mes films. Donc je ne sais pas vraiment la manière dont j’apparais à l’écran. Je mets toutes mes émotions personnelles dedans et après, je ne sais jamais trop de quelle manière ça va être utilisé au final. Disons que sur 8 épisodes, on a plus de temps pour explorer un rôle et je sais au moins qu’il ne va pas se résumer à 1h20 de montage… Maintenant, si vous partez en vacances et que vous prenez une centaines de photos de vous, vous n’allez en envoyer que 10 à vos amis ! C’est un peu pareil pour moi quand je me regarde. J’aime en gros 10% de ce que je vois. Le reste du temps, je suis déçu, donc j’évite.

La série met en scène New York, une voix off, des turpitudes amoureuses… C’est une nouvelle forme d’histoire à la Woody Allen ?
Je crois qu’à chaque fois que vous faites un truc à New York avec des gens qui parlent d’amour, ça fait penser à du Woody Allen (rires). En même temps, il a fait tellement de films… Mais bon, moi aussi, je suis de cette culture, je suis un juif New-Yorkais. Je suis né là-bas. C’est juste l’environnement dans lequel je vis et qui est tout bonnement très présent à New York. Pour quelqu’un d’extérieur, ça peut sonner comme quelque chose d’étonnant. Mais pour moi, c’est juste la vie normale en fait.

Vous avez fait deux films de Woody Allen (To Rome with Love et Café Society). Vous constatez une évolution de ce personnage, celui du héros juif new-yorkais en pleine crise existentielle ?
Oui clairement. Il est mâtiné d’un point de vue féminin désormais. C’est un enjeu important de la série d’ailleurs. Parce qu’elle se base sur un livre écrit par une femme, jeune, et qui bossait pour des magazines masculins (Taffy Brodesser-Akner). Du coup, elle a une idée assez précise de la manière dont les hommes sont dépeints dans les médias. Et la série dit qu’on a vite fait d’applaudir les hommes, quand ils font des trucs basiques, comme élever les enfants ou préparer le dîner. Tout d’un coup, ce sont des héros, alors que pour une femme, ce serait juste normal ! Elle peut avoir de l’ambition, travailler, mais dans le même temps, il faudrait aussi qu’elle gère tout ça, et ce serait tout naturel… Du coup, avec cette série, on critique très ouvertement les modèles masculins du passé, en introduisant un point de vue plus féminin dans cette vision de la crise existentielle.

Gravier Productions, Inc. – Sabrina Lantos

Comment avez-vous préparé votre duo avec Claire Danes, qui joue votre ex-femme ?
On ne se connaissait pas du tout. Alors on a imaginé une manière particulière de construire notre relation avant de tourner : on a chacun écrit un journal intime depuis le point de vue de nos personnages, qui parlait du conjoint. Elle de Toby. Moi de Rachel. C’était intéressant parce qu’on a constaté, en faisant ça, qu’on passe son temps à justifier son propre comportement, en punissant l’autre.

Vous avez retrouvé Lizzy Caplan, votre camarade d‘Insaisissables 2 (en 2016) pour cette série. Vous avez pu parler du prochain film annoncé Now You See Me 3 ?
Quelques personnes nous ont demandé de faire des tours de magie sur le tournage (rires) C’était vraiment drôle. Mais à part ça, c’était génial de la retrouver sur un autre projet, parce qu’elle est comme moi. On se ressemble pas mal. C’est une actrice qui doute beaucoup et c’était chouette de pouvoir à nouveau partager avec elle. Après je ne sais pas du tout quand on tournera ce film…

Fleishman Is In Trouble. 8 épisodes. Créée par Taffy Brodesser-Akner. Avec Jesse Eisenberg, Claire Danes, Lizzy Caplan, Adam Brody…Sur Disney + à partir du 22 février 2023,

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