Chad Stahelski rend hommage à Bruce Lee pour les 50 ans de La Fureur de vaincre

Chad Stahelski rend hommage à Bruce Lee pour les 50 ans de La Fureur de vaincre

La Fureur de vaincre : un film culte d’arts martiaux à l’occasion de son 50e anniversaire

Un film d’arts martiaux qui a marqué l’histoire

« Il comprenait plus que les arts martiaux et leur philosophie, il comprenait le cinéma », considère le cascadeur et réalisateur, qui salue la mémoire de la star disparue juste avant la sortie française de ce film d’arts martiaux culte.

Le meilleur élève d’une école d’arts martiaux de Shanghai décide de venger la mort de son maître disparu dans des circonstances mystérieuses.

Tourné pour environ 100 00 dollars américains, le film en a rapporté 100 millions en fin de parcours dans le monde, et a eu une énorme influence sur le cinéma d’action. Grâce à ses chorégraphies de combat réalistes et à sa mise en scène toujours au service des arts martiaux. Et bien sûr grâce à sa star, Bruce Lee, qui tournait alors le deuxième film majeur de sa carrière après The Big Boss et avant le succès phénoménal de La Fureur du dragon.

Ce cinquantième anniversaire coïncide d’ailleurs avec celui de la mort prématurée de Bruce Lee, à seulement 32 ans. Le 20 juillet 1973, il a succombé à une oedème cérébral.

L’hommage de Chad Stahelski à Bruce Lee

Chad Stahelski, le cascadeur devenu réalisateur, qui cartonne ces temps-ci avec la saga John Wick, a rendu hommage à Bruce Lee, ainsi qu’à l’influence de La Fureur de vaincre sur son propre cinéma, dans les pages d’Empire à l’occasion de cet anniversaire. Nous traduisons ses propos ci-dessous.

Golden Harvest

« Quand vous retracez l’histoire, il faut toujours une première page. Bruce Lee, c’était ma première page. Je me souviens avoir vu Opération Dragon et La Fureur de vaincre avec mon père, un dimanche après-midi, quand j’avais dix ans. Bruce est toujours resté une source d’inspiration pour moi, depuis.

J’ai revu tellement de fois Opération Dragon pour le décortiquer quand j’ai commencé à chorégraphier des combats, et à mettre en scène des cascades. J’ai toujours entendu que Bruce était particulièrement impliqué dans le tournage, la manière de placer la caméra… et qu’il apprenait vite. Il n’y avait pas grand monde à imiter à l’époque, peu de plans d’action excellents ou de scènes de combat dotées d’un montage efficace. Mais ce qu’il faisait, lui, c’était du cinéma. Il ne se contentait pas d’effectuer des arts martiaux et de les filmer, il faisait en sorte de les adapter pour ses films.

Il comprenait ce que signifiait ‘raconter une histoire’. Il savait comment faire en sorte qu’un combat soit intégré au cœur du récit, à travers sa chorégraphie. Il comprenait plus que les arts martiaux et leur philosophie, il comprenait le cinéma. Revoyez ses scènes d’action : il dit des tas de choses à travers elles ! C’est facile d’affirmer : ‘Ouais, Bruce était un super combattant’, mais si vous regardez vraiment avec attention ce qu’il était capable de faire durant ces affrontements, vous verrez qu’il joue. Je crois qu’on sous-estime ses talents d’acteur.

Il fut l’un des premiers chorégraphes de combat doués pour ça. L’une des clés pour ce type de séquences, c’est le rythme, c’est comme de la musique : bop, bop, bop et d’un seul coup : boom, ça explose ! C’est très proche de la musique classique. Je crois qu’il tenait cela de ses expériences en tant que danseur. Personne ne bouge comme Bruce Lee, même encore aujourd’hui.

J’adore l’action, mais j’aime aussi sa personnalité. Une bonne partie des raisons qui font qu’on apprécie Bruce Lee, c’est qu’on l’aime lui : ce mélange d’innocence et d’arrogance. Il fait ressentir une certaine confiance en lui, celle d’un jeune homme qui se cherche. Bruce savait être vulnérable et j’aime ce côté-là chez lui. Beaucoup de gens qui ont tenté de l’imiter étaient trop fiers, en mode : ‘Je ne peux pas perdre !’ Sauf que Bruce pensait plutôt : ‘Je pourrais perdre, mais je vais tout faire pour que ça n’arrive pas.’ Sur John Wick, beaucoup de choses passent par la communication non-verbale, et on s’inspire pour cela de ce qu’a fait Bruce. »

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